jeudi 11 décembre 2008

Ford: Le chômage technique oblige 1600 employés à rester chez eux

ENGLISH VERSION: "Ford : Unemployment requires 1600 workers to stay home"

L’avenir du site Ford, près de Bordeaux est compromis.
Fin octobre, les employés ont appris que l’usine allait fermer dix semaines, afin d’écouler les stocks.
Beaucoup d’employés ont du mal à faire face à ce vide soudain. Ils sont confrontés de plein fouet aux conséquences de la crise économique, cumulant vide social et financier, à l’approche des fêtes de fin d’année. Ils ne toucheront qu’un demi-salaire pendant cette période de chômage technique.
Les salariés de Ford s’occupent désormais comme ils le peuvent, mais beaucoup se cramponnent à leur téléviseur, espérant une bonne nouvelle.

La crise économique fait des ravages ; pour ses employés, ne plus travailler signifie bien plus. Certains qui ont derrière eux 35 ans de métier, répètent que « Ford est une famille ».
Fin novembre, on recensait officiellement 46.900 demandeurs d'emploi en plus en France. Avec la crise du secteur de l’automobile, la possibilité de rupture du lien social est un facteur à prendre en compte rapidement par nos politiques, ne serait-ce que locaux.

Cécile

Sources :
- http://www.rtl.fr/fiche/2603797/le-nombre-de-chomeurs-repasse-au-dessus-de-deux-millions.html
-
http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/11/27/l-attente-inquiete-des-ford-au-chomage-technique-jusqu-en-janvier_1123883_1101386.html#xtor=RSS-3224

2 commentaires:

Fanny Loubaton a dit…

Aujourd'hui, l'Etat français, afin de soutenir les ouvriers de l'industrie automobile, a décidé d'apporter une aide financière au secteur automobile, en échange d'une promesse de non délocalisation.

Joseph a dit…

Cette mesure fonctionnera probablement avec les deux constructeurs français. Et encore, ils n'ont plus tant que ça à préserver puisqu'ils ont perdu tous leurs savoir-faire dans les joint-ventures créées avec des "paternaires" chinois!

Une entreprise américaine, comme Ford, n'hésitera jamais à quitter Bordeaux pour délocaliser à l'étranger... Souvenons-nous que Mittal avait fait la même promesse à l'Etat français: ne pas fermer et licencier en masse, l'une des conditions pour valider l'acquisition d'Arcelor, nous avons vu le résultat! God bless America!