vendredi 9 janvier 2009

“C'est l'amour du progrès qui nécessite que l'on traque l'erreur” [François Michelin]

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Voiture_en_feu Après le lait à la mélanine, le dentifrice à l’antigel, les chaussures allergisantes, les jouets mortels, les couverts en plastique toxiques, […], que nous réservent les producteurs chinois?

En matière d’automobile, on entend dénoncer ici et là la qualité des véhicules chinois, le résultat est que les constructeurs automobiles “occidentaux” se reposent facilement sur leurs lauriers… les Chinois apprennent vite, la leçon japonaise ne semble pas avoir suffi aux Européens et aux Américains.

Comparés à leurs homologues chinois, les constructeurs occidentaux doivent supporter davantage de contraintes:
- Respect de normes sécuritaires et environnementales strictes.
- Méthodes d’organisation et de production: techniques de management, rémunération des ouvriers et respect des droits de l’Homme.

Nombre de grandes firmes occidentales produisent là-bas, et ont en conséquence perdu toute légitimité pour dénoncer les méthodes de leurs concurrentes chinoises… mais les gouvernements (Etats-Unis, Allemagne, France, etc.) qui se plaignent des délocalisations, des problèmes de sécurité pour les consommateurs et des conséquences sur l’emploi, se contentent de se réfugier derrière des instances internationales. Dans les faits, les lois antidumping ne s’appliquent pas en Chine, même si cette dernière fait partie de l’OMC, de même que les règles relatives aux conditions de travail de l’ONU et de l’Organisation Internationale du Travail. Par ailleurs, condamner les producteurs chinois reviendrait à sanctionner les entreprises occidentales qui produisent dans ce pays! Les seuls perdants seraient alors les Occidentaux.

Comment contre-attaquer face à cette inégalité de traitement?
Réponse: par une communication offensive, bien plus efficace que l’élaboration coûteuse de nombreuses lois qui ne sont au final que rarement respectées en Chine.
Par exemple: en pointant auprès des consommateurs occidentaux, images à l’appui, les mauvaises pratiques chinoises en matière de production automobile. Les consommateurs, plus sensibles que jamais aux questions sanitaires et d’emploi en ces temps de crise, seront probablement plus réceptifs à un tel discours. Concernant plus précisément le problème des délocalisations des constructeurs occidentaux en Chine, les hommes politiques pourraient faire pression en allant plus loin que le système des suppressions de subventions, s’il le faut en mettant en avant la participation des firmes occidentales aux dérives chinoises: la réputation est le nerf de la guerre.

Joe

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