jeudi 26 février 2009

Quand l'Europe s'essaye à mettre en garde les Etats-Unis...

Alors que les tentatives de sauvetage de l'industrie automobile se poursuivent, la Commission Européenne reste enfermée dans son monde avec Candy, le père noël et quelques lutins imaginaires...
Tandis que Madame Kroes, commissaire européenne chargée de la concurrence, taquine les Etats de l'Europe sur la mauvaise idée de plans de relance nationaux : "On ne peut croire au marché unique de la vente et pas au marché unique de la production automobile"; son collègue Günter Verheugen, commissaire chargé de l'industrie s'attaque aux mêmes mesures outre atlantique.

Si nous pouvons saluer le courage qu'il faut pour s'attaquer à l'oncle Sam, faut-il y voir une réelle volonté de taper du poing sur la table ou tout simplement de mettre un coup d'épée dans l'eau (comme d'habitude lorsque l'on s'attaque aux USA).
Quoi qu'il en soit, monsieur Verheugen estime que :"La Commission ne permettra pas de nationalisme économique et elle veillera à ce que les règles de la concurrence soient respectées, sur le marché européen et hors du marché européen."
Arretons nous et analysons: La commission ne permettra pas le nationalisme économique: Ah bon? il aurait peut être fallu créer un plan de soutien au début de la crise plutôt que de laisser les États seuls. Mais c'est vrai que l'Europe n'a pas de grands constructeurs automobiles...

Poursuivons: "Nous n'avons aucun intérêt à ce que l'industrie américaine s'effondre, mais les aides doivent correspondre aux règles de la concurrence internationale et nous n'hésiterons pas à prendre des mesures si elles ne sont pas respectées."
Nouvel arrêt: si l'industrie automobile US s'effondre: n'y a t'-il pas un intérêt pour l'industrie européenne produisant des voitures plus proches de ce que souhaitent les consommateurs américains? C'est beau de vouloir créer un nouveau courant de "solidarité économique". Quant aux "mesures" qui sont de réelles menaces, de quoi s'agit-il, de dire devant les instances (majoritairement financées par les États Unis) que leur comportement n'est pas acceptable??

Allez, retournons jouer avec Barbie et laissons ceux qui souhaitent sauver l'industrie automobile tranquille.

5 commentaires:

Vianney a dit…

Faut pas pousser, si l'industrie automobile a un problème aujourd'hui c'est parcque pendant ces dernieres années elle c'est contenter de récolter ses bénéfices et ne pas faire un petit pas pour évoluer !
Qu'ils évoluent pour répondre à la nouvelle demande OK, mais qu'ils ne le fassent pas avec nos sous !

Pierre a dit…

Effectivement les constructeurs automobiles ne sont pas exempts de tous reproches en termes d'innovations, et notamment concernant l'énergétique, car n'oublions pas les progrès réalisés en matière de sécurité...
Concernant les prêts accordés, qui serons donc remboursés puisque prêts, ci cela peut permettre de sauver une partie des 10% de la population active française travaillant dans le secteur pourquoi pas. Après tout "nos sous" sont dépensés à des fins bien moins importantes dans d'autres domaines.

Ju a dit…

Les pays européens, par l'intermédiaire de l'UE n'arrivent que trop rarement à avoir des politiques cohérentes quelques soit le domaine. Avant de trouver une politique commune pour 27, beaucoup d'emplois auront été supprimés...

Vianney a dit…

Ju, alors à quand les Etats Unis d'Europe ?!
Un président, des gouverneurs, une simplification de l'administration... moi je suis 100% pour !
Progrès de sécurité, une voiture qui tape un pieton à 50 km/h a plus de chance de tuer que la voiture d'il y a 100 ans qui ne dépassait pas les 30 :D

Pierre a dit…

Certes mais si tu envoies une voiture d'il y à 50 ans sur un mur (à 30 ou 50 km/h) là tu verras la différence... ;-)