lundi 9 février 2009

Soutien aux constructeurs

S'il est vrai que les constructeurs français résistent beaucoup mieux que leurs concurrents étrangers, tant mieux. Si l'Etat souhaite "prêter" quelques milliards d'euros à ces constructeurs, pourquoi pas à condition que ceux-ci soient utilisés à bon escient. La recherche me semble un domaine tout indiqué. Il serait de bon ton d'utiliser la période actuelle pour combler le retard accumulé dans le domaine de l'électrique qui a été abandonné par les constructeurs nationaux par manque de clairvoyance, ce qui est un comble dans un pays qui est un des leaders mondiaux dans ce domaine (EDF, Areva...).
Là où il existe un réel problème, c'est dans le soutien à la filière dans sa globalité. En effet, les sous-traitants ne disposent pas de la solidité financière des trois grands français, mais seulement 500 millions d'euros pour eux. Lorsqu'une usine stoppe sa production, quelles sont les conséquences pour les fournisseurs? Elles sont tout simplement désastreuses. Ils serait bon de s'en préoccuper réellement, dans un secteur désigné comme stratégique par la présidence française...

4 commentaires:

Serge Sedille a dit…

joli article ! et vraiment à jour sur niveau actualité.

les 3 milliards de prêt serviront de gage à l'État pour que les constructeur ne ferme aucun de leurs sites pendant la durée de ces prêts et de tout faire pour éviter les licenciements. C'est un moyen d'éviter pendant la crise toute destruction de compagnies de constructeurs automobile.

Anonyme a dit…

Les aides conjoncturelles du gouvernement sont une politique de suivisme des spasmes de la globalisation. Pendant ce temps, le fonds de pension français reste dans les limbes. L'industrie automobile est un secteur dont l'avenir présente ces enjeux environnementaux et dans un cadre de concurrence que vous connaissez et justifieraient une réelle stratégie d'appui par l'État, plus que des largages de mânes financières désorganisés et variablement inefficaces à long terme.

steve a dit…

L'aide de l'Etat est liée à des conditions très stricts. L'appui des sous-traitants par les grands constructeurs est une clause importante du deal.
PSA fait la gueule.

Pierre a dit…

Le fait de donner 6,5 milliards d'euros à la filière avec des conditions, c'est mieux que rien. Pourquoi ne pas avoir donné d'objectifs aux constructeurs, par exemple la sortie d'une voiture française 100% propre en 2012... Pourquoi ne pas avoir tenté de fédérer les constructeurs nationaux autour de plusieurs projets permettant de revenir aux meilleurs niveaux?
Ceux sont ces questions qui me posent problème dans ce plan gouvernemental.