samedi 21 mars 2009

Du train à grande vitesse aux Etats-Unis? (SUITE)

Liberté Revenons à notre série “marchés de substitution à l’automobile”…

Dans son édition d’hier, L’Expansion.com titrait “La SNCF rêve d’implanter ses TGV aux Etats-Unis”.

Une fois de plus Intelcar avait été visionnaire, il y a de cela presque un mois, en annonçant un regain d’intérêt de la part de la Maison Blanche pour le développement du ferroviaire aux Etats-Unis (voir notre article du 22 février 2009).

Extrait de L’Expansion.com:

La SNCF prévoit de faire des propositions à l'autorité américaine du rail, qui cherche à améliorer 11 corridors ferroviaires. La compagnie française compte sur l'expérience du TGV, dont l'efficacité devient maximale lorsqu'ils relient des grandes villes à 1.000 ou 1.500 km de distance. Or ces conditions existent. «On pourrait avoir plus qu'un corridor, on pourrait avoir un réseau», a imaginé Jean-Pierre Loubinoux. «Si la possibilité [d'exploiter ce réseau] est ouverte, nous l'étudierons bien sûr avec grand intérêt», a-t-il assuré. (1)

Cette annonce vient confirmer notre analyse, selon laquelle, deux entreprises françaises telles qu’Alstom et la SNCF ont toutes leurs chances face à leurs concurrentes étrangères (Siemens, Deutsche Bahn, etc.). Reste à savoir quels seront les besoins exacts de l’administration Obama, ainsi que la stratégie de la SNCF et d’Alstom. Affaire à suivre, donc.

L’éventuel développement du ferroviaire aux Etats-Unis reflète déjà une mutation de la demande en matière d’automobile: l’industrie automobile américaine est sinistrée, au bord du gouffre, elle s’est contentée de proposer des années durant des modèles trop gourmands en pétrole, sans investir autant que les marques asiatiques dans les véhicules à énergies dites “alternatives”.

Sur le même modèle d’expansion que la SNCF, ne vous demandez-vous pas pourquoi les constructeurs français d’automobiles ne s’intéressent pas au marché nord américain?

Il se trouve que la demande américaine en matière d’automobile est en train de changer (recherche de modèles plus compacts, moins gourmands en énergie, etc.), le marché est à prendre, encore faut-il le vouloir.

Joe

(1) Jean-Pierre LOUBINOUX est le Président de SNCF International.

2 commentaires:

Intelcar a dit…

Qui dit train dit centrale nucléaire pour l'électricité...
De plus les Etats Unis veulent ils de nos constructeurs sur leur territoire ?? Renault a déjà essayé et cela n'a pas marché...

Hector

Joe a dit…

Tant mieux, cela fera (éventuellement) plus de possibilités de contrats de centrales nucléaires pour Areva!
Renault a, en effet, essayé de s'implanter sur le territoire américain, tout comme Peugeot qui s'en était retiré dans les années 1970... on oublie une chose: avant de se lancer sur un marché, il convient de faire quelques études de marché pour savoir se qu'attendent les consommateurs en terme de produit, cela n'a jamais été réalisé par Renault. Parfois, le marketing a du bon!